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Mistral Frédéric

Biographie
Maillane en Provence, fils de ménagers aisés (François Mistral et Adélaide Poulinet, par lesquels il est apparenté aux plus anciennes familles de Provence : Cruvelier, Expilly, Roux nés Ruffo di Calabria, elles-mêmes très étroitement apparentées entre elles ; marquis d'Aurel), il ne va à l'école qu'à partir de l'âge de neuf ans.
Après avoir passé son baccalauréat à Nîmes, il étudie le droit à Aix-en-Provence de 1848 à 1851, et se fait alors le chantre de l'indépendance de la Provence et surtout du provençal « première langue littéraire de l'Europe civilisée ». C'est au cours de ses études de droit qu'il apprend l'histoire de la Provence, jadis État indépendant. Emancipé par son père, il prend alors la résolution : « de relever, de raviver en Provence le sentiment de race (...) ; d'émouvoir cette renaissance par la restauration de la langue naturelle et historique du pays (...) ; de rendre la vogue au provencal par le souffle et la flamme de la divine poésie ». Pour Mistral, le mot race désigne un « peuple lié par la langue, enraciné dans un pays et dans une histoire ».
Mistral reçoit le Prix Nobel de littérature en 1904 conjointement avec José Echegaray. Il consacrera le montant de ce prix à la création du Museon Arlaten à Arles.
Marié à une bourguignonne, Marie-Louise Rivière, il n'aura pas d'enfants et meurt le 25 mars 1914 à Maillane.

Bibliographie
* Mirèio (1859)
* Calendau (1867)
* Lis isclo d’or (1875)
* Nerto, nouvelle (1884)
* La rèino Jano, drame (1890)
* Lou pouemo dóu Rose (1897)
* Moun espelido, Memòri e Raconte (Mes mémoires) (1906)
* Discours e dicho (1906)
* La genèsi, traducho en prouvençau (1910)
* Lis oulivado (1912)
* Lou tresor dóu felibrige (1878-1886), dictionnaire
* Proso d’Armana (posthume) (1926, 1927, 1930)
* Coupo Santo (1867)


Extraits disponibles

Mireille

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